Santé mondiale : mpox, dengue et grippe sous surveillance en 2026

Mpox : l’Afrique reste l’épicentre, les agences actualisent l’alerte

La circulation du mpox continue d’occuper une place importante dans l’agenda sanitaire international, avec une dynamique particulièrement marquée en Afrique. Dans son dernier rapport de situation multi-pays, l’Organisation mondiale de la santé indique que, du 1er janvier 2025 au 15 février 2026, 30 pays africains ont rapporté 45 726 cas confirmés et 203 décès, avec une létalité globale de 0,4 %. Le document souligne aussi que de nombreux pays du continent ont signalé une transmission active sur la période récente, ce qui maintient un niveau élevé de vigilance sanitaire. 

Dans les Amériques, une note de situation régionale rappelle l’ampleur cumulée depuis 2022 et situe la répartition mondiale des cas par régions, ce qui illustre que la surveillance reste nécessaire même lorsque l’attention médiatique baisse. 
En Europe, l’ECDC estime que les événements de transmission secondaire observés restent limités en taille, mais continue de publier des tendances et des mises à jour, notamment pour guider les autorités sanitaires sur le niveau de risque et les recommandations de prévention. 

Dengue : un début d’année contrasté dans les Amériques

La dengue reste un autre point chaud, surtout dans l’hémisphère occidental. L’Organisation panaméricaine de la santé signale qu’en 2026, jusqu’à fin janvier (semaine épidémiologique 4), 122 090 cas ont été déclarés dans les Amériques, dont 22 409 confirmés en laboratoire, 242 cas de dengue sévère et 6 décès. L’OPS souligne que ces niveaux sont en baisse par rapport à la même période de 2025, mais rappelle aussi que la co-circulation des quatre sérotypes observée précédemment augmente le potentiel d’épisodes sévères et de flambées localisées, ce qui justifie un renforcement de la surveillance et de la préparation. 

Cette dynamique pèse directement sur les systèmes de santé dans certains pays, car la dengue combine un fort volume de consultations en période de pic, une pression sur les capacités hospitalières lorsque les formes sévères augmentent, et une sensibilité élevée aux conditions climatiques qui favorisent les moustiques vecteurs.

Grippe et grippe aviaire : signaux multiples, risque humain surveillé

Sur le volet influenza, deux messages dominent l’actualité sanitaire. D’un côté, la grippe saisonnière continue d’alimenter une activité élevée dans plusieurs pays, comme l’illustrent les mises à jour hebdomadaires de surveillance des États-Unis. 
De l’autre, la grippe aviaire reste suivie de près au regard de son impact sur la faune et du risque zoonotique. Ces derniers jours, des autorités et des scientifiques ont signalé un épisode notable chez des éléphants de mer en Californie, avec des animaux testés positifs au H5N1 et des mesures de restriction locales, un rappel que le virus circule encore largement dans l’environnement. 

Dans le même temps, des bulletins techniques de l’OMS dans la région Pacifique occidental indiquent qu’il n’y a pas eu de nouveaux cas humains H5N1 signalés sur la période récente dans cette zone, tout en rapportant des cas d’autres sous-types aviaires chez l’humain, ce qui maintient l’enjeu de surveillance. 
Enfin, l’OMS a aussi actualisé ses recommandations sur la composition vaccinale de la grippe saisonnière pour l’hémisphère nord 2026-2027, un signal important pour la préparation des campagnes vaccinales de l’automne prochain.